Victime d'une pétole d'enfer, les Hyérois de TPM-Coych n'auront pas eu le bonheur de s'imposer en leur jardin. La victoire est revenue à Marseille (ci-dessus). : Photo Christian Talon La Canebière est déjà loin. Noyée dans un fût. Depuis hier, Hyères a donc salué l'arrivée du Tour de France. Mais diable que cet accouchement fut douloureux...
La flotte a ramé. Sué. Guetté le moindre souffle d'air. La brise avait décidé de garder le lit. Une grasse mat' en somme préjudiciable à des Mumm littéralement cloués sur place.
A 16 heures, une vingtaine de milles restait encore à parcourir. Un supplice sans la moindre risée. Ni risette des marins obligés à tuer le temps. Bord à bord...
A ce petit jeu de la mort lente, il en est un qui a su se sortir du trou. Le rusé Dimitri Deruelle (sur Elcimaï - Ville de Marseille) a en effet raflé la palme au nez et à la barbe des leaders dunkerquois.
Au pied du phare du Grand Ribaud, Porquerolles commençant déjà à embrasser le soleil couchant dans les bras de Giens, l'équipage phocéen a fêté sa victoire au Chablis s'il vous plaît servi par le manager du Coych en personne !
La ligne fermée...
Derrière, forcément, on se languissait aussi de s'enivrer au parfum de la terre ferme. A commencer par les tenants du titre hyérois, lovés dans le peloton de poursuivants désabusés.
Fabien Henry et compagnie n'auront finalement pas abordé leur Eden en tête. Pire, le comité de course a finalement décidé - au vu des conditions aussi molles qu'un chamallow - de fermer la ligne après le passage des cinq premiers bateaux : Marseille, Dunkerque, Val Thorens, Perpignan et ville de Genève.
Du coup, comme à l'école des fans, les retardataires (22 au total) ont tous écopé de la dernière place. Sympa pour un retour au bercail.
Qu'à cela ne tienne, TPM-Coych - après une bonne nuit de sommeil à la maison - aura à coeur aujourd'hui de laver l'affront. Devant leur public, et si le vent (comme annoncé) entre dans la ronde, les sudistes mettront tout en oeuvre afin d'achever cette odyssée sur un point d'exclamation.
Les bananes au menu leur en donneront l'occasion. A eux de les flamber à souhait en attendant de repartir en 2009 avec, paraît-il, un bataillon fortement remanié.
Précisions. - Nous avons écrit, dans notre édition d'hier, que TPM-Coych avait fait une croix sur un doublé inédit (pour lui). Car par le passé, des équipages ont déjà réussi ce tour de force. A savoir Dunkerque, auteur même d'un triplé avec des succès en 79 (skipper Joé Setten) ainsi qu'en 80 et 81 (Damien Savatier). En outre, Sète-Languedoc-Roussillon (Mas et Pacé) a raflé deux fois la mise de rang en 87 et 88.