Loin de renier ses origines, le comique en use pour faire rire. : B. D. C'est un revenant qui vient d'ouvrir la Semaine du rire sur le boulodrome des allées d'Azémar.
Éric Blanc est effectivement déjà venu par ici pour faire rire.
Mais c'était au temps de sa gloire, dans les années quatre-vingt. Depuis, l'humoriste a connu une traversée du désert le laissant à sec d'idées, jusqu'à cette illumination, « je me suis inspiré de ce Siècle des lumières où l'on refusait les idées reçues, pour écrire décalage immédiat ».
Bigre ! Son passage dans l'émission de Mireille Dumas, « Vie publique, vie privée », aurait-il laissé des traces ?
En apparence seulement. Car d'entrée de jeu Éric Blanc rassure tout son monde, « c'est bien connu que les noirs en ont une grosse...de réputation de sentir mauvais ».
Ouf ! On respire.
Entre Bigard et Diderot comme maître à penser, Éric Blanc a fait son choix.
Le public qui n'a pas laissé libre une des 600 chaises prévues par Animation Dracénoise, ne semble pas lui en tenir rigueur en se gondolant de rire.
Et il y a de quoi.
Revendiquant une indépendance forcenée même du temps « où S.O.S Racisme voulait le récupérer », Éric Blanc ne fixe aucune limite à son humour.
En politique il tape aussi bien à droite qu'à gauche, « il ne faut plus dire ce discours est vide d'idées, mais ce discours est Ségolène Royal ».
Et sur les sujets sensibles, il ne se « gratte » pas non plus, « ces sans papiers qui viennent en France pour manger, ne trouvent rien de mieux pour se faire entendre, que de faire la grève de la faim ».
Et comment taxer de raciste, un humoriste qui a la même couleur de peau que ceux qu'ils taquinent ?